Culture

Une piscine où se noyer dans le théâtre

Châtenay-Malabry :Depuisla fin des années 1970, les baigneurs ont cédé la place aux comédiens dans l'ex-bassin communal.

L’excuse qui consiste à dire « J’peux pas, j’ai piscine » revêt un double sens à Chatenay-Malabry (92). Depuis la fin des années 70, l’ancien bassin de la commune s’est transformé en théâtre et a troqué bouées et odeurs de chlore contre fauteuils et projecteurs. Conçu en 1938, le lieu a très vite bu la tasse dans sa configuration initiale : réquisitionner par les Allemands pendant la guerre, il est ensuite victime de son système de chauffage puis abandonné progressivement.

A sa fermeture définitive en 1978, quelques habitants de la ville refusent néanmoins de le laisser couler et commencent à y inviter des troupes de théâtre (dont la célèbre troupe du Campagnol). La deuxième vie de La Piscine débute. Mais sans capitaux neufs, elle menace une fois encore de toucher le fond. Heureusement, en 2003, l’architecte Nicolas Michelin joue les secouristes et se propose de rénover entièrement l’endroit qui s’associe au théâtre Firmin Gémier, à Antony (92).

Le pédiluve devenu salle de concert

Dorénavant, une cinquantaine de spectacles par an – une large place étant faite aux arts du cirque – se jouent dans la grande salle de spectacle polyvalente de plus de 500 places assises (près de 800 places en mode « concert »).

Ceux qui préfèrent se tenir loin des foules ne sont pas en reste. L’ancien pédiluve, qui a réussi une parfaite reconversion en salle de concert intimiste, leur permet de prendre leur pied au son du rock, des musiques du monde et des artistes de la scène française.

Y trône encore en hauteur le petit bassin en mosaïques vertes, aujourd’hui « spot » idéal pour prendre une gorgée de bière. A cet effet, surtout ne pas louper le magnifique bar qui prend place dans l’ancienne salle des machines. Ces géants d’acier, tout droit sortis d’une bande dessinée « steam punk », offrent une plongée dans l’univers de la science fiction des années 70. Quant au solarium, s’il ne possède plus son lustre d’antan, il reste une terrasse bien pratique pour les derniers fumeurs de cigarettes non électroniques…

Si en bon enlarger vous en voulez toujours plus, plongez dans le reportage réalisé par le Pavillon de l’Arsenal