Culture

Ils tapent sur des bambous (et des casseroles)

Pour apprendre les rudiments de la musique et construire des instruments avec des tubes en PVC, rendez-vous à la Lutherie urbaine et nulle part ailleurs.

Repetition àla Lutherie urbaine à Bagnolet / © Hélène Haus

Rappelez-vous les cours de solfège que vous preniez lorsque vous étiez gamin. Avant de pouvoir espérer jouer les John Lennon au piano ou les Jimi Hendrix à la guitare, il fallait vous coltiner de longues semaines les clés de fa et clés de sol pour enfin s’attaquer au vrai plaisir : apprendre à jouer d’un instrument.

La Lutherie urbaine à Bagnolet (93) dépoussière les habitudes en matière d’apprentissage musical. Oublié le solfège ; ici, en plus de s’initier dès les premiers cours aux instruments,les enfants les fabriquent eux-mêmes, de do à si, avec des matières recyclées ou détournées.

 « On détourne les objets pour produire de la musique »

Les poêles deviennent des cymbales, les planches utilisées pour fabriquer des terrasses des xylophones et les tuyaux des vuvuzelas. « C’est un retour aux sources. On détourne les objets pour produire de la musique. C’est ce que font les gens dans les pays les plus pauvres », remarque Florence, une des musiciennes qui anime chaque semaine l’atelier musique des Lullitiens âgés de de 8 à 12 ans.

 

Repetition àla Lutherie urbaine à Bagnolet / © Hélène Haus

 

Concerts, ateliers, expos, etc.

La Lutherie urbaine propose également tout au long de l’année des cours pour les adultes, un tas d’autres ateliers (bruitage de cinéma par exemple), des concerts des musiciens en résidence et plein d’autres expositions.

Fin mai, tous les groupes qui ont suivi des cours de musique se retrouvent pour donner un concert dans la salle de répétition. Une caverne d’Ali Baba où s’entassent des centaines d’objets en attente de transformation pour permettre aux musiciens de La Lutherie urbaine de pousser toujours plus loin leur imagination.